Fête Arc-en-ciel de Québec

Bilan positif pour les célébrations de la fierté gaie
L’heure est au bilan pour le comité organisateur de la Fête Arc-en-ciel de Québec, qui a eu lieu du 29 au 31 août. Hormis les excès de colère de Dame Nature le samedi et un équilibre budgétaire précaire, on peut parler des célébrations de la fierté dans la capitale nationale comme d’un grand succès. Plus que jamais, la ville de Québec en aura vu de toutes les couleurs!

Occuper l’espace public
Pour sa 4e édition, la Fête Arc-en-ciel de Québec s’est méritée une visibilité médiatique inégalée dans la presse écrite et électronique. Cette présence dans les médias n’est pas étrangère à la participation d’un élu des trois paliers de gouvernements à la cérémonie de levée du drapeau arc-en-ciel à l’hôtel de ville. Le but premier de l’événement consistant à mettre de l’avant les questions de la diversité sexuelle et de la lutte à l’homophobie dans la sphère publique, les organisateurs de la Fête Arc-en-ciel disent : « Mission accomplie. »

Les bons coups
Du côté de la programmation, comment passer sous silence l’énergique prestation de la bombe Émily Bégin à Place d’Youville? Avec ses grands succès et quelques excellentes reprises, la chanteuse a enflammé la foule nombreuse qui en redemandait. Sa performance a été précédée par la finale du Concours de la relève de la Fête Arc-en-ciel, qui a couronné la chanteuse amateure beauceronne Cynthia Veilleux. Les quatre finalistes ont donné des frissons aux spectateurs avec leur interprétation sentie de la superbe chanson Un peu plus haut, un peu plus loin de Ginette Reno. Au grand soleil en matinée le dimanche, le traditionnel Brunch contre l’homophobie a prouvé encore une fois la pertinence de la solidarité pour l’égalité et de Place d’Youville comme site principal des célébrations de la fierté gaie. Ce repas partagé entre près de 150 convives et suivi d’une prise de parole citoyenne aura été l’occasion de rendre hommage à Mirlande Demers, militante pour l’égalité récemment décédée, et d’entendre, entre autres, les touchants témoignages d’Agnès Maltais, députée de Taschereau, et de Louise Blanchet, travailleuse sociale et mère d’un jeune gai.

Sortir des sentiers battus
Puisque tout n’est jamais parfait, l’intense orage du samedi en fin d’après-midi aura privé les spectateurs curieux du gala de « lutte » à l’homophobie promis, le ring des lutteurs ayant été abîmé par la pluie. Il est également regrettable que peu de gens se soient déplacés pour l’excellente prestation des projets électro Misteur Valaire et Électro Lise au Cercle le vendredi soir. Leur performance éclatée et colorée a lancé de belle façon une fin de semaine d’activités ouvertes sur la collectivité. Sur cette question de la faible participation à la soirée d’ouverture et aux partys au sous-sol de l’église Saint-Jean-Baptiste, Olivier Poulin, coordonnateur de la Fête Arc-en-ciel a eu cette réflexion : « Le prochain grand défi pour notre organisation sera celui de parvenir à faire sortir les gens des lieux traditionnels. La fierté gaie, c’est le moment de sortir au grand jour, d’occuper la rue, de sortir des sentiers battus. Nous allons élaborer une stratégie à ce sujet en concertation avec les autres acteurs de la communauté gaie de Québec. »

Merci
Enfin, l’organisme GLBT Québec / Lutte à l’homophobie, responsable de l’organisation de la Fête Arc-en-ciel, tient à remercier les membres du comité organisateur, les bénévoles, les partenaires et les commanditaires de l’événement.